dimanche 26 juillet 2009

À la mosqué le jour, en boîte le soir !

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"J'amène ce que j'aime. Chaque vendredi nous sommes tous à la mosquée, mais le soir quelques-uns de nous allons en boîte. J'adore !"



Ces paroles de Youssou N'Dour résument bien I Bring What I Love, documentaire sorti en salle ici cette semaine, qui trace un portrait de lui à l'époque de son projet le plus ambitieux jusqu'à maintenant, Egypt. On y découvre que cet album, qui lui a valu un Grammy en 2005 et qui aborde le soufisme sénégalais sur des aires de musique classique arabe, a été rejeté par le public au Sénégal à sa sortie. Pas facile quand on vient du monde de la pop "dévergondée" de chanter la religion...

La polémique soulevée par les leaders religieux qui l'accusaient de profanation a semé la peur chez la population qui ne voulait pas être accusée de supporter Youssou en achetant la K7. Et en plus les DJ se retrouvaient déstabilisés, qu'est-ce qu'ils allaient jouer après un morceau qui louange Allah dans un club..."On ne peut pas jouer "One Night Stand" après des chansons comme ça" affirme l'un des intervenants, qui critique la façon dont la promotion de l'album a été faite. Résultat, tous les marchands ont retourné les stocks au label après 2 jours de mise en vente !!!

Et pourtant, cet album s'est frayé un chemin jusqu'au Grammy et a été reconnu en Europe et en Amérique pour son audace et son génie. Un album qui célèbre cet autre visage de l'Islam, ouvert et tolérant, "à la sénégalaise", qui faisait contre-poids à l'image négative de celui projeté à l'ère post-11 septembre et à cette religion généralement associée qu'aux arabes. "On aurait dû le remercier pour ça ou rien dire !", lance la productrice de Jololi, le label de Youssou N'Dour au Sénégal, abasourdie par la situation. Ça aura pris la consécration américaine pour que Youssou soit finalement reconnu dans son pays pour Egypt.


Je dois avouer que j'ai été emporté par les images et la musique du film. Ce qui est bien c'est que l'angle rafraîchissant de la période Egypt nous permet de découvrir la foi musulmane du chanteur ainsi que le soufisme sénégalais et ses grandes figures ou lieux saints comme Cheikh Amadou Bamba et la ville de Touba. Il y aussi les moments tendres en famille ou en tournée, entre autre avec sa grand-mère griotte ou ce grand gaillard soufi qui pleure parce que trop ému par les louanges de Youssou envers le prophète Mohammad.

La mosquée de Touba


Je ne le connais pas de près mais malgré qu'il soit l'une des plus grandes stars africaines et planétaires, Youssou N'Dour a l'air dans ce film d'un chic type très "terre-à-terre", capable de transcender le quotidien avec sa voix comme seuls peuvent le faire les grands griots, mais en plus de repousser les barrières et de porter des causes comme la lutte au paludisme. Impressionnant et inspirant !

Youssou N'Dour: I Bring What I Love est présenté au AMC Forum

1 commentaire:

Bendude / Benoit Liard a dit...

Bon je vais essayé d'aller voir ca. Ca semble intéressant tout ca!